Michael Burda edit

Professeur d’économie à l’université Humboldt (Berlin) Site personnel de l'auteur Écrivez à Michael Burda
  • 29 novembre 2016

    Trois mythes sur les économistes allemands

    De nombreux analystes estiment que les économistes allemands ont une vision très particulière de la macroéconomie. C’est une légende. Pour comprendre la façon dont raisonnent les économiste allemands, il faut revenir à un fait essentiel à leurs yeux : l’Europe est encore constituée de nations souveraines et la plupart des Européens sont attachés à cet état de fait.

  • 17 novembre 2011

    Emploi : un miracle allemand ?

    Emploi et chômage sont en tête de l'agenda politique, alors que des manifestants se rassemblent dans les quartiers d’affaires de New York, de Londres et d’ailleurs. Le taux de chômage dans ces pays pourrait atteindre 10%. En Allemagne, toutefois, il reste inférieur à 7%. Certains y voient un miracle. Mais il existe des explications scientifiques, à vrai dire moins enthousiasmantes.

  • 19 mai 2010

    Quelle réforme pour le Pacte de stabilité ?

    L’accord conclu il y a dix jours à Bruxelles semble avoir été accueilli favorablement par les marchés. Malheureusement, il est trop tôt pour conclure que ce fut un succès. L’histoire monétaire jugera si ce fut une brillante initiative des gouvernements de la zone euro qui mit un terme à la spéculation, ou le premier pas sur la route glissante de la ruine.

  • 19 décembre 2007

    Minimum wages, maximum wages and the level of economic discourse in Germany

    The past few weeks have been economically challenging for economists who live in or deal with Germany. For starters, the parliament just passed a minimum wage for postal workers. Second, the country is in the grips of a national discussion of “the excesses of managerial pay”- and a significant number of politicians have argued for caps on executive pay – maximum wages! And precisely because the quality of economic discourse surrounding these issues is so abysmal, one may need to think twice when assessing whether Germany has made any fundamental progress on labor market reforms.

  • 19 décembre 2007

    Allemagne : débat sur le salaire minimum

    Les dernières semaines n’ont pas été de tout repos pour les économistes qui vivent en Allemagne ou qui s’y intéressent. Pour commencer, le Parlement a établi un salaire minimum pour les postiers. Ensuite, un débat sur les salaires des dirigeants a amené un certain nombre de personnalités politiques à se déclarer favorables à l’établissement… d’un salaire maximum ! Au vu des connaissances économiques affligeantes que révèlent ces propositions, on est en droit de se demander si l'Allemagne a vraiment progressé dans la réforme de son marché du travail.-->

  • 22 octobre 2007

    La croissance allemande est-elle durable ?

    Après presque une décennie de crise, l'économie allemande est finalement repartie. La croissance dépassera probablement 2,5% cette année, mettant un terme à la pire période de vaches maigres depuis les années 1950. Longtemps considérée comme l’un des « hommes malades de l'Europe », l'Allemagne a connu une croissance d’un tiers inférieure à la moyenne européenne ces dix dernières années. Beaucoup sont soulagés de voir repartir le moteur de l’économie européenne. La question est : pour combien de temps ? Ce regain de croissance est-il durable ?

  • 15 octobre 2007

    Germany: the unfinished agenda

    After almost a decade of slump, the German economy is finally moving again. Growth this year will probably exceed 2.5%, and comes on the heels of the longest slump since the 1950s.  Germany, long considered one of the “sick man of Europe,” logged less than a third of EU’s overall rate of GDP increase over the past ten years. Many are relieved that this central engine of Euroland is firing properly again. The question is: How long? How sustainable is this faster economic growth in Germany?

  • 15 octobre 2006

    Merkel : le compte n'y est pas

    Le gouvernement d'Angela Merkel va bientôt fêter son premier anniversaire, et à cette occasion beaucoup se demandent si cela en valait la peine. Depuis des mois, la Vieille Europe – l'Italie et la France surtout, mais aussi une bonne partie de la Commission – considère avec attention une expérience qui pourrait prouver les vertus d’une « grande coalition » pour résoudre des problèmes économiques et sociaux durables. En théorie, deux raisons peuvent justifier la formation d'une telle coalition. La première est technique : aucun grand parti ne peut à lui seul s'assurer une majorité. La seconde est de reconnaître qu'un changement profond est nécessaire et qu'un gouvernement conduit par un seul parti ne pourrait survivre à l'assaut des lobbys et d'une opposition opportuniste. C’est ainsi que semblaient se présenter les choses il y a un an. Selon cette logique, pour mener des réformes durables, il faut que tout le monde s’engage, sans quoi un bord bloquera les efforts de l'autre, et pourrait même revenir sur des lois déjà votées. Or cette dernière condition ne semble plus tenir. Du coup, il est tout à fait possible que la coalition dérape, peut-être même bien avant les élections générales de 2008.

  • 15 octobre 2006

    Merkel’s Grand Coalition: No model for the old world

    Germany’s government led by Angela Merkel is about to celebrate one year’s existence. In light of that anniversary many have asked: has it been worth it?

  • 3 mars 2006

    Angela : 100 jours à Berlin

    De manière générale, un verre est soit à moitié vide soit à moitié plein. En Allemagne, les gens ont pris habitude de le voir à moitié vide, et les perspectives économiques ne font pas exception à cette règle. Depuis quelques mois, pourtant, les choses semblent aller mieux : la Bourse, qui reste un bon indicateur de la santé économique, est florissante ; l'index DAX a pris 30 % en un an. Les investissements vont bon train, et les hedge funds étrangers regardent l'Allemagne avec de plus en plus intérêt. Selon une enquête de l’Institut Ifo, le moral des dirigeants n’a jamais été aussi haut depuis la Réunification, il y a quinze ans. La production industrielle à l’Est est en hausse de 30 % depuis 2000 (pour seulement 4 % à l'Ouest). Même les analystes allemands parlent d'un « effet Merkel ». Le bon vieux temps serait-il de retour ?

  • 2 mars 2006

    Angie in Germany: 100 days later

    Around the world, a glass is always either half-empty or half-full, depending on how you look at it - and how thirsty you are. In depressed Germany, people have a habit of seeing things more empty than they are, and the economic outlook is no exception. Yet things have begun to look better in the last few months: stock market, a tried-and-true predictor of a recovery, is booming; the DAX index is up by about 30% relative to a year ago. Investment is picking up, and foreign hedge funds have become increasingly sanguine about Germany. According to the Ifo Institute survey, managers are more optimistic now than any time since reunification fifteen years ago. Industrial production in the former East is up by 30% since 2000 (compared with only 4% in the West!) Even German analysts are even talking about a «Merkel-Boom.» Are good times right around the corner?