Vivien A. Schmidt edit

Professeur de relations internationales à Boston University Écrivez à Vivien A. Schmidt
  • 7 janvier 2013

    De la démocratie dans l'eurozone

    Au cours de la crise de l’eurozone, les citoyens  ont été de plus en plus écartés des processus de prise de décision, tandis que les dirigeants du Conseil ont assuré la plupart des choix. Cette altération de l’équilibre « démocratique » de l’UE (qui préconise un équilibre relatif entre les principaux acteurs institutionnels de l’UE) a mis à l’écart le Parlement européen (PE) tout en reléguant la Commission européenne au niveau d’un secrétariat voué à la supervision technocratique de règles automatiques émanant de pactes qui imposent des contraintes destinées à assurer la stabilité fiscale. De plus, les parlements nationaux n’ont eu d’autre rôle à jouer que d’entériner les traités intergouvernementaux au risque, s’ils échouaient, d’être sanctionnés par les marchés ou bien, dans les cas des pays emprunteurs soumis à des restrictions budgétaires de la part de l’eurozone ou du FMI, de ne plus pouvoir se financer.

  • 16 mai 2012

    Il faut démocratiser la zone euro – mais comment?

    Ces derniers mois, un débat s’est développé sur l'échec des politiques d'assainissement budgétaire menées dans la zone euro, et l’alternative que pourrait représenter une politique de croissance. Mais les problèmes de la zone euro ne viennent pas seulement des politiques décidées par ses dirigeants. Ils proviennent également des processus de décision et de la politique – ou de son absence.

  • 23 novembre 2011

    Can Technocratic Government be Democratic?

    The resignations of Papandreou in Greece and Berlusconi in Italy, replaced by technocratic governments, have raised questions about the democracy of technocracy. These questions only gain in intensity when we add the EU Commission’s increasing powers of surveillance of member states’ national budgets, let alone those of the Troika (IMF, European Central Bank, and EU Commission) when it comes to eurozone member states that have had recourse to loan bailouts (Greece) or to the European Financial Stability Facility (EFSF). The answers to such questions are mixed. Berlusconi's replacement with a technocratic government—precipitated primarily by global market pressures—may actually be a sign of democracy at work. Papandreou's replacement—precipitated by the pressures of the eurozone powers and Papandreou’s own ill-advised gamble on ‘direct democracy’—depends upon how things play themselves out. As for the technocratic governance of the EU, this is where the democracy deficit may be greatest.

  • 23 novembre 2011

    Un gouvernement technocratique peut-il être démocratique ?

    La démission de Georges Papandréou et Silvio Berlusconi, remplacés par des gouvernements techniques, a soulevé des questions sur le caractère démocratique de la technocratie. Ces questions se posent aussi lorsque nous ajoutons des pouvoirs accrus à la Commission européenne pour la surveillance des budgets nationaux des États membres, sans parler de ceux de la Troïka (FMI, BCE, Commission européenne) quand il s’agit des Etats membres de la zone euro qui ont eu recours aux emprunts (Grèce) ou à la Facilité européenne de stabilité financière (FESF).

  • 19 juillet 2010

    Quelle gouvernance pour l'Europe ?

    Mai 2010 restera dans l'histoire comme le début d’une plus grande solidarité économique dans l’Union européenne, avec une réponse en deux temps : le prêt consenti à la Grèce le 3 mai et le mécanisme de garanties massives décidé les 9 et 10 mai. Mais la forme que prendra cette union reste incertaine. La chancelière allemande souhaite une gouvernance par les règles, une discipline budgétaire restrictive et des punitions draconiennes pour les fautifs. Le président français souhaite une gouvernance par les dirigeants, les pays de la zone euro étant appelés à former une sorte de gouvernement économique qui détermine la politique de la zone euro en fonction des circonstances. Ni l’une ni l’autre de ces formules ne fonctionnera.

  • 19 juillet 2010

    EU economic governance needs more democracy

    May 2010 will go down in history as the beginning of greater economic solidarity in the European Union as a result of the one-two punch of the Greek loan agreed on May 3 and the massive loan guarantee mechanism of May 9-10. But what shape that union will take remains unclear. German Chancellor Merkel wants more governance by rules, to enshrine restrictive budgetary discipline and draconian punishments for violators. French President Sarkozy wants more governance by leaders, with Eurozone countries to form a kind of economic government that determines Eurozone policy on an on-going basis. Neither will work, the first because it is too rigid as well as economically problematic, the second because it is too flexible as well as politically problematic. Neither, moreover, is very democratic.

  • 7 juillet 2008

    L’Europe à la carte ?

    L'UE ne peut continuer ainsi. Que le Traité de Lisbonne soit ou non adopté, le référendum irlandais nous aura appris une chose : l'unanimité et l'uniformité appartiennent au passé. L'UE est maintenant trop diverse pour attendre de tous ses États-membres la ratification d’un traité ou un engagement dans toutes ses activités. Faut-il pour autant imaginer une Europe à la carte ?

  • 7 juillet 2008

    Re-inventing Europe after the Irish No

    The EU can’t go on like this. Whether the Lisbon Treaty ultimately succeeds or fails, the Irish referendum will have taught us one thing:  Unanimity and uniformity are things of the past. The EU is now too diverse to expect all member-states of the EU to ratify any given treaty or to participate in all areas of EU activity.