Avinash Persaud edit

Président d'Elara Capital PLC, directeur de recherche à la London Business School, professor émérite de Gresham College et membre de la Commission Stiglitz Écrivez à Avinash Persaud
  • 18 février 2011

    The Fog of Currency War

    One way to expose the economic mumbo-jumbo that is applied to the Chinese exchange rate by otherwise respectable economists is to look at it from the perspective of Germany and international trade. China-bashers, who from stuttering economies lecture those who have presided over the biggest economic miracle that has occurred without thieving foreign lands or labour, like to focus on current account imbalances. A better measure of competitiveness would be the trade account. The current account includes“hot money inflows that come under the exchange control restrictions and have ballooned since the China-bashers created the belief that the renimbi is a one-way appreciation bet. China’s annual trade surplus with the world was $184.5bn at the end of 2010 or 3.6% of GDP. More than ten significant economies have a larger trade surplus as a percent of GDP than China. Natural-resource-poor Germany is the most interesting analogy and it has the largest 12-month trade surplus in dollar terms in the world: $205.4bn or 6.0% of GDP. (in French)

  • 16 février 2011

    Guerre des monnaies : petits et gros mensonges

    Le taux de change chinois suscite toutes sortes de vaticinations, y compris chez des économistes fort respectables. Les détracteurs de la Chine, qui du haut de leur modeste taux de croissance donnent des leçons à ceux qui ont accompli le plus grand miracle économique ayant jamais eu lieu sans appropriation de terres ou de main-d’œuvre étrangères, aiment évoquer les déséquilibres de compte courant. Une meilleure mesure de la compétitivité serait la balance commerciale, car il y a dans le compte courant des flux spéculatifs qui contournent les restrictions de change, et qui ont explosé depuis que les détracteurs de la Chine ont fait naître le mythe de la hausse inéluctable du renminbi. L’excédent commercial chinois annuel avec le reste du monde était de 184,5 milliards de dollars à la fin de 2010, soit 3,6% du PIB. Or plus de dix grandes économies ont un excédent commercial dépassant ce chiffre d’au moins un point. Une comparaison avec l’Allemagne est éclairante : ce pays pourtant pauvre en ressources naturelles présente le premier excédent commercial du monde : 205,4 milliards de dollars, soit 6,0% de son PIB.

  • 16 avril 2010

    La Chine a-t-elle manipulé sa monnaie ?

    Faire porter aux étrangers la responsabilité de nos problèmes est malheureusement une règle cardinale en politique, et même les plus ardents internationalistes y souscrivent. Après sept ans d'une frénésie de consommation aux États-Unis, attestée par un taux négatif d’épargne des ménages, un effet de levier excessif, des niveaux d’emploi historiquement élevés et des déficits extérieurs record, les commentateurs de la plus grand économie du monde ne veulent pas admettre ce que tous les modèle macroéconomiques indiquent pourtant de façon flagrante – que les politiques fiscales et monétaires des États-Unis étaient trop accommodantes.

  • 30 octobre 2008

    Préférez-vous une Ford ou une Mercedes ?

    Nous sommes entrés dans une phase différente de la crise, ce qui donne quelque raison d’être optimiste. Dans les dernières semaines, ce que nous avons observé est une transition des craintes liées à la liquidité à celles liées à une récession. Autrement dit, nous sommes passés du risque de liquidité au risque de crédit. Mais les interventions des États auront leur coût et tôt ou tard il faudra passer à la caisse. Quelles hypothèses peut-on construire pour le moyen terme ?

  • 30 octobre 2008

    Despite the history of a weak dollar would you rather buy a Mercedes or a Ford?

    We are entering in different phase in stock market weakness, one that gives me some cause for optimism. I believe that in recent weeks what we have witnessed is a transition from “liquidity fear” to “recession fear” or for the more technical, from liquidity risk to credit risk. It may be hard to notice the difference. Both forces are bad for stock markets in general. But they have a different impact on individual stocks and therein lies the opportunity for opportunistic investors who don’t mind a bare-knuckle ride in search of superior returns.

  • 17 janvier 2008

    SWFs investment in banks: an alarming trend?

    In the wake of the credit crunch banks’ capital cushions have deflated dangerously. And, in response, some have turned to one group of investors untouched by subprime credit or by mark-to-market reporting requirements: sovereign wealth funds (SWFs). Is this a good, or a worrying development?

  • 17 janvier 2008

    Fonds souverains : ne nous trompons pas de débat

    Conséquence de la crise du crédit, les capitaux se font plus rares. Et, en réponse, certaines banques se sont tournées vers un groupe d'investisseurs qui n’ont pas été touchés par la crise et ne rendent pas directement de comptes au marché : les fonds souverains. Faut-il s’en alarmer ?

  • 9 novembre 2007

    1,70 dollars pour un euro ?

    La baisse régulière du dollar ces dernières années tourne aujourd’hui à la chute libre. Le catalyseur immédiat de cette accélération est l’impression croissante que la crise du crédit a mis la Réserve fédérale américaine le dos au mur et que, dans un contexte politique tendu, elle choisira plutôt de prendre des risques avec le dollar qu’avec l'activité économique. Bien sûr, une partie de cette dynamique est due à l'incertitude et à une grande défiance mutuelle au sein du secteur financier ; le temps devrait réduire cette incertitude, mais entretemps les investisseurs opportunistes – plus communément appelés spéculateurs –  passent leur temps à attendre une politique qui inverserait la tendance et ils croient aujourd’hui voir venir le temps de ce changement.

  • 9 novembre 2007

    The story is unfurling and the dollar is unraveling

    The dollar’s steady slip over the past few years has turned into a vertical drop. The immediate catalyst for the accelerated decline is the growing perception that the credit crunch has pushed the US Federal Reserve against a wall and the Fed will opt to take risks with the dollar rather than with economic activity, especially given the heightened political environment. Of course, part of the dynamic here is uncertainty and a high level of mistrust of each other's credit in the financial sector and time will reduce this uncertainty, but in the mean time opportunistic investors - those who wile away the hours hunting for conflicted policy makers  -  believe they have a conflicted policy maker firmly in their sights today.