Amérique du Nord

Faut-il pousser les banques au divorce ?

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Les décideurs américains, suivis par de nombreux commentateurs, ont fait d’un retour au Glass-Steagall Act le principal moyen de réduire les risques sur les marchés financiers. Cette loi du New Deal, abrogée en 1999, séparait les banques de dépôts et les banques d’affaires. Or on peut considérer que l'héritage issu de cette séparation a contribué à aggraver la crise. Comment alors comprendre les positions d'Obama ? Et l'Europe doit-elle le suivre ?
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Bernanke à la Fed : plutôt pas mal…

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Fin janvier le Sénat américain devra décider du renouvellement du mandat de M. Bernanke à la tête de la Réserve fédérale américaine. Quel bilan peut-on dresser de son action au terme d’un mandat pour le moins agité ?
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Obama est une marque, les États-Unis une puissance

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On semble très souvent considérer comme acquis le fait que le monde serait devenu multipolaire et que l’administration Obama s’en accommoderait fort bien. Or ces deux hypothèses sont pour le moins contestables. Le monde n'est que très imparfaitement multipolaire et la diplomatie américaine ne cherche guère à le promouvoir.
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Les mythes des subprimes

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Depuis qu’on a commencé aux États-Unis à distribuer et à refinancer en grande quantité des prêts hypothécaires subprime, au début des années 2000, ces prêts ont suscité beaucoup d’intérêt. Cet intérêt n’a fait que croître avec l’explosion des défauts de paiement connue sous le nom de « crise des subprimes ». Les chercheurs, les décideurs et le public ont essayé d'identifier les facteurs qui ont déclenché l’implosion de ce marché et à sa suite celle du système financier global. Mais une bonne partie des explications avancées sont des mythes. C’est en tout cas la leçon de plusieurs études empiriques récentes.
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L’État brancardier, made in USA

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Le sauvetage de General Motors au terme de longues négociations menées par l’Administration Obama avec les syndicats, les élus locaux, les créanciers et le management de l’entreprise fait irrésistiblement penser aux pratiques naguère décriées de l’État brancardier à la française. Pour comprendre la logique de l’intervention de l’Administration Obama, il faut répondre à trois questions. Pouvait-on faire autrement, la faillite était-elle une option ? Pourquoi n’a-t-on pas introduit des incitations au renouvellement du parc du type prime à la casse pour ranimer la demande ? Le montage retenu est-il viable ou ne s’agit-il que d’un compromis politique accompagnant le déclin industriel de l’automobile ?
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Faut-il revenir sur la flexibilité ?

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Les taux de chômage français (8,9%) et européen (9,1%) sont aujourd’hui à peu près identiques à celui des États-Unis (9,4%) et ils progressent au même rythme. C’est une coïncidence plutôt rare. Lors des chocs pétroliers des années 1970, le chômage n’avait pas augmenté aussi vite en Europe qu’aux États-Unis. De nombreux économistes américains louaient alors le fonctionnement des marchés du travail européens. C’est au début des années 1980 que le taux européen a rejoint puis dépassé le chiffre américain. La flexibilité du marché du travail américain est alors apparue comme un modèle plus convaincant et les pays européens ont commencé à s’en inspirer. Les cycles se sont rapprochés et l’Europe a rejoint les États-Unis. La crise n’a pas remis en cause cette convergence, mais on s’interroge désormais des deux côtés de l’Atlantique sur les bienfaits de la flexibilité. Va-t-on vers une remise en cause ?
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Fallait-il vraiment assouplir les règles comptables ?

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Lors de sa réunion du 2 avril dernier, le Financial Accounting Standards Board (FASB, organisme qui établit les normes comptables aux Etats-Unis) a une fois encore assoupli les règles de la valorisation des actifs sur la base de leur valeur de marché (mark-to-market). Cette décision a suivi une réunion de la Commission parlementaire, le Financial Services Committee du Congrès américain (HFSC), dont on peut se demander si ce n’est pas une filiale à 100% de l’American Bankers Association : le 12 mars, le HFSC demandait au FASB de réviser sa doctrine sur la juste valeur dans les marchés inactifs, l'avertissant que s’il ne se montrait pas suffisamment accommodant, le Congrès légiférerait et accorderait aux banques zombies ce qu’elles demandent. Tout cela va-t-il dans le bon sens ? Résolument, non. Explications.
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