Adina Revol edit

Assistante de recherche au Centre d'études européennes de Sciences Po Écrivez à Adina Revol
  • 23 janvier 2012

    Roumanie : symptômes d’une crise profonde

    Depuis maintenant dix jours, des Roumains sortent chaque soir dans la rue pour exprimer leur mécontentement vis-à-vis du régime, de la classe politique, de la corruption et de l’austérité. Ce sont les manifestations les plus importantes depuis la Révolution de décembre 1989 qui a mené à la chute du communisme. Ces événements, assez peu couverts par la presse occidentale, méritent que nous nous arrêtions davantage sur leurs causes profondes, leur importance et leurs conséquences, puisqu’ils sont annonciateurs d’un réveil de la société civile dans un pays où celle-ci semblait endormie, bernée par la découverte de la société de consommation après quarante-cinq ans de communisme.

  • 25 mars 2011

    Fukushima rouvre le débat nucléaire en Europe

    L’accident de la centrale de Fukushima a secoué l’Europe de l’énergie et souligné à nouveau les faiblesses de la politique énergétique européenne. La question du nucléaire est un des points sensibles sur lesquels les États membres n’arrivent pas à s’accorder. La séquence actuelle débouchera-t-elle sur des progrès ?

  • 4 février 2011

    Energy: Nabucco’s comeback

    Since its launching in 2002, the Nabucco pipeline project has had several lives. Many times it was given as death, but it finally managed to rise from its own ashes. Even though the Russian-Ukrainian gas crisis in 2006 transformed Nabucco into a top priority European project, in the last few years it advanced a little but backed up a lot, resulting in barely concealed mockery. This pattern is true and depicts Nabucco’s situation before the economic crisis. The latter, with its negative effects, brought a breath of fresh air for the European project and its proponents have used it rather wisely. The latest developments in Azerbaijan and Turkmenistan are encouraging with regard to the equation of supply sources. It seems that Nabucco is back.

  • 2 février 2011

    Énergie : le retour de Nabucco

    Depuis son lancement en 2002, le projet de gazoduc Nabucco a eu plusieurs vies. À de nombreuses reprises il a été donné comme mort mais il a finalement su renaître de ses cendres. Même lorsqu’il devint projet prioritaire européen, Nabucco avança peu et recula beaucoup, suscitant les moqueries à peine masquées de Vladimir Poutine, alors président de la Russie et principal promoteur de South Stream, le projet concurrent. Ce schéma dépeint bien la situation de Nabucco avant la crise. Cette dernière a apporté un bol d’air nouveau pour le projet européen qui a su l’utiliser à bon escient. Les derniers développements en Azerbaïdjan et au Turkménistan le montrent bien, car Nabucco est en train de résoudre son principal problème, le manque de sources d’approvisionnement.

  • 9 février 2010

    Russie, Chine et UE à la conquête du gaz turkmène

    Soyons clairs. Si le Turkménistan n’avait pas de gaz personne ne s’y intéresserait. Mais précisément parce qu’il en recèle beaucoup, il fait l’objet de convoitises de la part de trois acteurs majeurs : la Russie, l'Europe et la Chine.

  • 12 décembre 2009

    Misère électorale en Roumanie

    On savait déjà que la Roumanie n’allait pas bien sur le plan économique. Le FMI a gelé en novembre le versement d’une première tranche d’aide de 1,5 milliard d’euros, pourtant essentielle à un pays dont le PIB devrait fondre de 8% cette année. Après les élections présidentielles, on a la confirmation que la situation politique n’est guère plus brillante. Ce n’est probablement pas une simple coïncidence.

  • 2 octobre 2009

    Energie : la concurrence Europe-Russie

    L’importation de gaz par l’Union européenne devrait aller en s’accroissant au cours des prochaines décennies. C’est dans ce contexte qu’il faut comprendre tout l’intérêt des grands projets d’infrastructures au niveau européen, dont Nabucco fait partie. Nabucco est devenu un projet politique qui s’est affirmé notamment par le biais de la Commission européenne et qui s’est imposé comme prioritaire suite à la première crise russo-ukrainienne (2006). Depuis, Nabucco a gagné en visibilité, mais pas forcement en faisabilité. Qu'en est-il de la concurrence avec son rival South Stream, lancé par la Russie ?