Etienne Schweisguth edit

Directeur de recherche CNRS au Centre d'études européennes (Science Po) Écrivez à Etienne Schweisguth
  • 26 octobre 2016

    La tolérance: hausse structurelle et variations conjoncturelles

    Ces dernières années, chez ceux qui adhèrent aux valeurs universalistes d’ouverture et de tolérance à l’égard des étrangers ou immigrés, l’idée que la société française tout entière était emportée par un inéluctable mouvement de hausse de la xénophobie paraissait une évidence indiscutable. La publication, début 2016, de l’enquête annuelle de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme amène pourtant à révoquer cette idée en doute.

  • 19 février 2016

    Le djihadisme comme phénomène sectaire

    Comme les recruteurs des sectes, ceux de Daech sélectionnent leurs proies en les choisissant parmi les plus influençables et les plus fragiles, et, pour les attirer, tiennent à chacun un discours adapté à ses préoccupations spécifiques.

  • 16 juin 2015

    La candidature Hollande et l’avenir du PS

    Au congrès de Poitiers le PS a donné quitus au duo Hollande-Valls pour continuer à mener jusqu’à la fin du quinquennat la politique sociale-libérale bien tempérée qu’ils ont adoptée. Qu’en sera-t-il ensuite de l’orientation idéologique du PS ? Cela dépend beaucoup du résultat de l’élection présidentielle et de savoir si François Hollande sera ou non candidat.

  • 13 mars 2015

    Marine Le Pen ou l’extériorisation du mal

    Les succès actuels du FN ne s’expliquent pas simplement par une progression dans l’électorat de ceux qui se seraient laissé séduire par le « côté obscur de la force ». Ils résultent pour une grande part de la stratégie initiée par Marine Le Pen qui a su modifier le discours du parti que lui a légué son père pour construire une offre politique nouvelle, articulée sur un fond très ancien. Le rappel aux valeurs ne suffira pas à faire reculer le FN.

  • 6 avril 2010

    Pourquoi les eurosceptiques sont-ils pour la peine de mort ?

    Demain s’ouvre à Paris un colloque sur « Identités nationales, identité européenne ? », organisé par Eric Besson, ministre de l’Immigration et de l’Identité nationale. Dans la mesure où l’Europe ne relève pas de ses compétences, cette initiative peut apparaître comme une manière de relancer le débat sur l’identité nationale en l’orientant vers un nouvel objet : l’enjeu européen. Ce n’est pas forcément une mauvaise chose que de penser la relation entre identité nationale et identité européenne, d’autant que l’on dispose d’études très intéressantes sur ce sujet.