Zaki Laïdi edit

Directeur de recherche à Sciences Po (Centre d'études européennes) et fondateur de Telos Site personnel de l'auteur Écrivez à Zaki Laïdi
  • 5 septembre 2013

    Syrie: pourquoi Obama hésite

    En décidant au dernier moment de faire précéder l’intervention militaire en Syrie à un accord préalable du Congrès, le président Obama a fait montre d’une exceptionnelle désinvolture dont il faut froidement analyser les causes et mesurer les implications pour nous, Français et Européens.

  • 22 juillet 2013

    Le pari commercial de l’Europe

    L’ouverture des négociations entre l’UE et les Etats-Unis en vue de la signature du TTIP constitue un véritable tournant dans la politique commerciale de l’Union européenne. Ce tournant bilatéral inédit est très largement calqué sur celui pris par les États-Unis depuis 2008. La question est de savoir s’il est compatible avec un retour au multilatéralisme ou s’il en sonne le glas.

  • 12 juin 2013

    Leipzig ou le réformisme hollandais

    Depuis un an on se demande toujours quelles sont les lignes de force, s’il y en a, du réformisme hollandais. C’est dans son discours de Leipzig devant le SPD qu’on les trouve, à condition bien évidement d’en comprendre le sens et peut-être même la subtilité.

  • 22 mars 2013

    Le multilatéralisme en berne

    Tout le monde ou presque semble se réjouir de la perspective d'un accord de libre-échange entre les États-Unis et l’Europe. En revanche, personne ne semble se soucier des risques de voir s’éroder de plus en plus le multilatéralisme à mesure que se renforce la structure multipolaire du système international.

  • 4 février 2013

    Following from above

    L’intervention française au Mali révèle et précise une évolution de la stratégie américaine. La nouvelle politique des Etats-Unis, marquée par un engagement sous conditions, change sensiblement la donne pour leurs alliés. Elle repose à l’Europe la question de sa puissance militaire et de l’usage de la force.

  • 23 janvier 2013

    Pour l’Europe, Obama n’est ni le problème ni la solution

    Il n’est pas aisé d’évaluer les conséquences que le second mandat d’Obama aura sur l’Europe. Ceci pour au moins une raison : depuis 2008, les États-Unis ne sont ni un problème pour l’Europe, ni non plus la solution. Et tout porte à penser que cette réalité se renforcera dans les prochaines années.

  • 27 novembre 2012

    Les États-Unis vont-ils se désintéresser du Proche-Orient ?

    Alors que les Nations unies s’apprêtent à voter en faveur de la reconnaissance d’un État palestinien doté d’un statut d’observateur, une forme d’évidence stratégique semble vouloir s’imposer : les États-Unis seraient en train de se libérer de leur dépendance énergétique vis-à-vis du Proche-Orient, entraînant leur retrait politique de cette région du monde. Ainsi se trouverait conforté le basculement de leur stratégie vers l’Asie : le fameux pivot. Cette vérité d’évidence, qui a pour avantage d’être intuitivement juste, mérite néanmoins d’être sérieusement revisitée.

  • 10 octobre 2012

    Comment le monde a changé Obama

    Obama a été un président contraint par un nombre considérable d’acteurs et de facteurs, y compris internes. Quel bilan tirer aujourd’hui de sa politique étrangère ?

  • 20 août 2012

    JO Politik

    Existe-t-il un lien entre la puissance économique et palmarès olympique? Assisterions-nous à une forme de multipolarité du sport au moment où nous voyons se mettre en place une multipolarité politique ?

  • 17 juillet 2012

    Pour Moscou, Damas est un copain parfait

    Depuis le début de la crise syrienne, les pays occidentaux ont à intervalles réguliers cru pouvoir infléchir la position de la Russie qui depuis mars 2011 soutient toujours le régime de Damas. Mais leurs espoirs ont été déçus. Dernièrement, un nouveau projet de résolution aux Nations unies a par avance été condamné par la Russie qui menace à nouveau d’user de son droit de veto. Pour elle, toute référence au chapitre VII de la charte des Nations unies, relatif aux menaces contre la paix, est inadmissible car susceptible d’ouvrir la voie à une intervention militaire. Comment expliquer le soutien acharné de Moscou à un régime condamné ?

  • 11 mai 2012

    Hollande et l’Allemagne

    L'acceptabilité sociale de l'austérité consécutive à la terrible crise financière qui frappe l'Europe ne cesse de s’éroder. D'abord parce que les gouvernements les plus réformistes se rendent bien compte que les perspectives de réduction des déficits publics à -3 % du PNB seront intenables, en France notamment. Et que sauf à engager d'ores et déjà des mesures punitives, Bruxelles sera obligé de concéder une marge de manœuvre supplémentaire à ces pays. À cela s'ajoute le fait que chaque fois qu’on la consulte, l'opinion publique européenne réagit négativement.

  • 5 avril 2012

    Le mortier des Brics reste la souveraineté

    Pour la quatrième année consécutive, les Brics se sont réunis au niveau de leurs chefs d’État à Delhi pour réaffirmer leurs positions communes et consolider leur autonomie politique face à l’Occident. Mais comment faire la part des choses entre des déclarations de solidarité et leur effectivité ? Les Brics sont-ils une coalition destinée à faire contrepoids à l’Occident ? Et dans l’affirmative en ont-ils réellement les moyens ?

  • 24 février 2012

    Syrie : le sens du veto russe

    Pourquoi la Russie et la Chine ont-elles bloqué la résolution des Nations unies condamnant le régime syrien ? Derrière ce blocage, il y a à l’évidence la solidarité de régimes autoritaires. Mais cette explication, si importante soit-elle, ne suffit pas pour expliquer le comportement de ces deux États.

  • 27 octobre 2011

    Les impasses de la diplomatie Obama

    On a coutume d’opposer les bons résultats de Barack Obama en matière de politique étrangère à ses résultats plus mitigés sur le front intérieur. Pourtant, même dans ce domaine, les résultats ne sont guère au rendez-vous.

  • 14 juillet 2011

    Printemps arabe : des Européens sans Europe

    Il y a six mois commençait à Tunis le printemps arabe. Beaucoup d’observateurs y ont vu un enjeu géopolitique qui concernait d’abord et avant tout l’Europe, pour des raisons géographiques et historiques évidentes. Les États-Unis sont très présents mais, pour des raisons de politique intérieure, ils cherchent à donner l’impression de ne pas trop s’y impliquer. Pourtant, dans l’engagement de l’Europe il y a un immense paradoxe : les Européens sont bien présents, mais l’UE est totalement absente.

  • 25 mai 2011

    Les Brics existent-ils ?

    « L’apparition des Brics constitue une vraie révolution dans l’équilibre mondial qui devient plus multipolaire et plus démocratique », écrivait récemment Celso Amorim, l’ancien ministre des Affaires étrangères de Lula. L’acronyme « Brics », rappelons-le, désigne le groupe des pays émergents constitué par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et plus récemment l’Afrique du Sud. Pourtant la difficulté de ces pays à se mettre d’accord sur une candidature commune au FMI face à madame Lagarde montre que cette unité est loin d’être acquise.

  • 2 mai 2011

    De Suez à Benghazi

    En 1956, la France et la Grande-Bretagne prises par un souci d’orgueil colonial cherchèrent à renverser le colonel Nasser qui venait de nationaliser le canal de Suez. Aujourd’hui, dans un contexte politique radicalement différent, ces deux pays se retrouvent en pointe pour mettre fin au régime de terreur du colonel Kadhafi. Il n’y a dans ces retrouvailles aucun hasard. Le cycle historique ouvert à Suez en 1956 s’est refermé à Benghazi en 2011. Pourquoi ?

  • 7 mars 2011

    Intervenir en Libye ?

    La question politique centrale en Libye est de savoir si une intervention extérieure est de nature à hâter la chute du régime. Pour répondre à cette question il faut prendre en considération trois facteurs : la légalité internationale d’une telle intervention au regard du droit, sa légitimité politique aux yeux des opposants du régime de Tripoli et enfin son efficacité opérationnelle.

  • 24 janvier 2011

    Tunisie : « Oui mais nous ne savions pas ! »

    Quand sonnera l’heure du bilan de la politique étrangère de Nicolas Sarkozy, l’affaire tunisienne pèsera sans doute assez lourd. À tort ou à raison elle aura révélé l’immobilisme préoccupant de notre politique arabe. Parmi les explications avancées pour justifier une attitude pour le moins complaisante vis-à-vis du régime de Tunis, figure le fameux « Oui mais nous ne savions pas... » Vraiment ?

  • 14 janvier 2011

    La Tunisie et la tragédie arabe

    Les régimes répressifs ne sont pas l’apanage du seul monde arabe. Les régimes prédateurs ne sont pas non plus spécifiques à cette région du monde. En revanche, l’existence de régimes systématiquement répressifs, inefficaces et tous marqués au sceau d’une longévité politique exceptionnelle est bel et bien la marque de fabrique des pays arabes. De ce point de vue, les graves émeutes qui secouent la Tunisie et de manière plus endémique l’Algérie ne sont que l’expression de cette réalité.